KUBORAUM
KUBORAUM : rêvées à Berlin, faites à la main en Italie
Février 2012. Berlin. Dans un ancien bureau de poste situé à la frontière entre l’Est et l’Ouest de la ville — deux mondes qui se sont longtemps ignorés avant de se réconcilier —, deux Italiens, Livio Graziottin et Sergio Eusebi, fondent KUBORAUM. Le nom est composé de deux mots : kubo, la caverne, et raum, l’espace en allemand. Ensemble, ils désignent l’idée fondatrice de la marque : un espace intérieur, protégé, où chaque individu peut vivre son intimité et regarder le monde à travers deux lentilles. Un espace cubique habitable — une chambre que l’on porte sur le visage.
KUBORAUM ne nait pas pour rejoindre le marché de la lunetterie. Elle naît en opposition à lui. En opposition aux esthétiques dominantes, aux conventions formelles, à l’idée qu’une monture doit s’effacer derrière ce qu’elle corrige. Ici, la monture est le sujet. Le visage est le terrain. Et la lunette — appelée mask par la marque dès le premier jour — est un acte.
Le masque : révéler plutôt que cacher
Chez KUBORAUM, chaque monture est un masque — non pas pour se dissimuler, mais pour exister davantage. « Les lunettes KUBORAUM sont des masques conçus sur le visage de ceux qui les portent. Des masques qui mettent en valeur la personnalité et soulignent le caractère. » Cette phrase, que la marque pose comme manifeste, dit l’essentiel de sa vision : le masque n’est pas une dissimulation, c’est une amplification. Il révèle ce que le porteur porte déjà en lui. Il donne une forme visible à une identité qui existait avant lui.
C’est pourquoi les formes KUBORAUM sont délibérément radicales : surdimensionnées, géométriques jusqu’à l’extrême, asymmétriques parfois, toujours chargées d’intention. Elles ne cherchent pas l’universalité — elles cherchent la rencontre juste avec un visage particulier, une personnalité particulière. Une monture KUBORAUM ne convient pas à tout le monde. Elle convient profondément à quelqu’un.
La marque le formule ainsi : « We travel to know our own geography. Eyes are power. Points of view are people. » Trois phrases courtes, trois positions radicales. La lunette comme cartographie de soi. Le regard comme pouvoir. Le point de vue comme identité.
L’artisanat italien au service du rêve berlinois
La devise de KUBORAUM tient en six mots : dreamed in Berlin, handmade in Italy. Berlin fournit l’énergie créative, l’espace de liberté artistique, la culture alternative — cette ville unique au monde où l’histoire et l’avant-garde coexistent dans chaque bloc, chaque cour, chaque friche. L’Italie, et plus précisément le nord-est italien, fournit les mains : des artisans spécialisés qui traduisent les visions de Graziottin et Eusebi en objets portables, en utilisant les techniques de la haute lunetterie italienne et les meilleurs matériaux disponibles.
L’acétate provenient de chez Mazzucchelli — la référence absolue du secteur pour la profondeur des couleurs et la tenue dans le temps. Le métal utilisé dans les collections industrielles est travaillé avec la même exigence : Gun Metal, Argent mat, Dark Titanium, des finitions qui rappellent les matériaux de construction et d’ingénierie plutôt que les accessoires de mode. Les séries sont volontairement limitées : certaines références ne seront produites qu’en un seul lot, puis disparaissent — comme disparaissent les moments, les nuits berlinoises, les épiphanie qui ne reviennent pas.
Un univers en expansion : collections, collaborations, musique et engagement
KUBORAUM décline son univers en une série de lignes aussi diverses que cohérentes. Les Sun Mask et Optical Mask constituent les deux piliers des collections — disponibles en acétate pur, en métal, en combinaison des deux, en sans-cerclage, ou dans des matériaux précieux pour la ligne EyeCouture. Chaque masque est identifié par une lettre et un numéro : H15, H80, P20, P31, Z18, Z50 — un système de nommage volontairement abstrait, plus proche des références d’une collection d’art contemporain que des noms de famille ou de villes d’autres maisons. La ligne Machinery, inspirée des mécanismes d’horlogerie et de l’architecture industrielle, pousse la logique jusqu’à révéler les vis, les engrenages, les structures porteuses — faisant de chaque monture un objet ouvertement mécanique.
La dimension culturelle de KUBORAUM dépasse largement le cadre de la lunetterie. La marque colla bore avec le Hamburger Bahnhof — musée d’art contemporain de Berlin — dans une collection capsule permanente qui conjugue design sculptural et innovation curatoriale. Elle anime une Digital Sound Residency, programme de résidence musicale qui invite des artistes avant-garde à créer des soundscapes exclusifs en lien avec les collections — jusqu’à Kuboraum Editions, son propre label musical distribué sur Bandcamp. Musique, art, architecture, philosophie : KUBORAUM se pense comme un écosystème culturel, pas comme une marque d’accessoires. Quant à l’engagement environnemental, il se traduit concrètement par le programme Plant-for-the-Planet, qui vise la neutralité carbone via la plantation d’arbres compensatoire.
En résumé
Fondée en 2012 à Berlin par Livio Graziottin et Sergio Eusebi, KUBORAUM est la maison qui réinvente la lunette comme masque : un objet radical, chargé d’intention, conçu pour révéler la personnalité de celui ou celle qui le porte. Dreamed in Berlin, handmade in Italy : les collections — Sun Mask, Optical Mask, Machinery, EyeCouture, Hydromechanics, et la collaboration permanente avec le Hamburger Bahnhof — sont fabriquées à la main dans les ateliers du nord-est de l’Italie en acétate Mazzucchelli et métaux industriels, en séries volontairement limitées. Une marque qui pense la lunette comme un acte, et le regard comme un pouvoir.
Les opticiens qui proposent la marque KUBORAUM
Archimbaud Opticien - les Docks village
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