THIERRY LASRY
Thierry Lasry : Paris, New York et l’idée que la lunette est le summum des accessoires de mode
Thierry Lasry est le fils d’un opticien et d’une designer. Il a grandi à Paris dans une maison où les objets avaient de l’importance — où la forme d’une monture et la coupe d’un vêtement n’étaient pas des détails insignifiants, mais les langues dans lesquelles on s’exprimait. Enfant, il se passionne pour les Playmobil, les Lego, les dessins animés japonais comme Astro Boy et Cobra, et les défilés baroques de Claude Montana et Thierry Mugler — cette mode des années 80 qui n’avait pas peur de l’excès, de la géométrie et de la sculpture. Ces références, on les retrouve dans chaque monture qu’il créera plus tard.
En 2006, installé entre Paris et New York — deux villes qui parlent de lui autant qu’il leur ressemble —, Thierry Lasry lance sa marque éponyme. L’ambition est aussi simple qu’ambitieuse : faire de la lunette de soleil un accessoire de mode à part entière, au même titre qu’un sac ou une chaussure de créateur. Pas un accessoire discret. Pas un objet fonctionnel emballé dans un packaging premium. Une pièce de création, sculptée, habitée, qui change la silhouette d’une personne dès qu’elle la pose sur son visage.
Le style Thierry Lasry : vintage futuriste, sans logo, sans compromis
Il existe une expression qui résume l’esthétique Thierry Lasry mieux que toute autre : « back to the future. » Le créateur regarde en arrière pour aller de l’avant : il puise dans les archives de la mode — les silhouettes des années 50, la géométrie pop des années 60, l’excès glamour des années 80 — et les traduit en formes contemporaines aux finitions impeccables. Le résultat est ce qu’on appelle le « vintage futuriste » : des montures qui ont l’air d’avoir toujours existé et de n’exister qu’aujourd’hui.
Les montures sont fabriquées à la main en France et en Italie, en acétate de cellulose Mazzucchelli — la référence absolue du secteur, un matériau noble qui permet les couleurs les plus profondes, les effets de couche les plus riches, les incrustations et les dégradés les plus subtils. Chaque forme est pensée comme on pense une architecture : la proportion, l’épaisseur, la courbure, l’angle de la branche — tout est délibéré, rien n’est laissé au hasard. Et les noms des modèles disent quelque chose du caractère de la maison : SEXXXY, ORGASMY, WAVVVY, GAMBLY (jeu de mots sur le nom de Lasry lui-même), UNICORNY, CLANDESTY — des noms qui provoquent un sourire avant même qu’on ait regardé la monture.
Thierry Lasry a fait le choix rare de ne pas apposer de logo sur ses montures. Pas de sigle visible, pas de lettres incrustées sur les branches : la monture se suffit à elle-même. C’est la forme qui parle, la couleur qui identifie, la silhouette qui signe. Une position presque radicale dans un marché du luxe où le logo reste souvent le premier argument de vente.
Hollywood, Beyoncé et le bouche-à-oreille le plus puissant du secteur
2008. Nicole Richie entre dans une boutique et s’achète une paire de Thierry Lasry. Son manager, séduit par la monture, en fait autant — et commence à recommander la marque à ses autres clients. Puis c’est Madonna qui réclame quelques paires. En quelques mois, sans campagne publicitaire, sans accord de placement de produit, Thierry Lasry s’impose comme la référence lunetterie de ce qui se passe à Hollywood. La liste de ceux et celles qui ont choisi ses montures spontanément — parce qu’elles leur ressemblaient — est devenue l’une des plus impresàionnantes du secteur : Beyoncé, Rihanna, Jay-Z, Kate Moss, Jennifer Lopez, Nicole Kidman, Eva Longoria — chacun y a trouvé quelque chose de juste pour lui.
Ce succès organique a posé les bases d’une crédibilité que la marque n’a jamais eu à construire artificiellement. Elle a conduit également à des collaborations aussi diverses que significatives : avec Fendi et Acne Studios du côté de la mode, avec DC Comics et Barbie du côté de la culture pop, avec le PSG du côté du sport — et avec Hoffmann, l’un des rares artisans au monde qui travaille la corne naturelle, pour une collection hors du commun. Chaque collaboration traduit la même conviction : la lunette est l’accessoire à l’intersection de la mode, de la beauté et de l’architecture.
Paris, New York : deux flagships, une seule vision
Thierry Lasry est présent aujourd’hui à travers deux boutiques phares : l’une à Paris, l’autre à New York — les deux villes qui incarnent le mieux l’identité double et fluide de la marque, entre héritage français et énergie new-yorkaise. En dehors de ces adresses en propre, la distribution est assurée par un réseau d’opticiens et de multimarques luxe sélectionnés à l’international, dont des adresses aussi prestés que Bergdorf Goodman à New York.
Les collections couvrent à la fois la lunette de soleil — le territoire d’origine de Thierry Lasry, où sa signature est la plus immédiate — et la lunette optique, qui offre aux porteurs correcteurs l’accès à la même exigence de création au quotidien. Cat-eye, aviator, round, carré surdimensionné, shield futuriste : toutes les formes sont abordées, toutes avec ce double mouvement caractéristique de la maison, qui regarde le passé pour mieux inventer le futur.
En résumé
Fondée en 2006 par le créateur parisien Thierry Lasry, la marque éponyme a imposé l’esthétique « vintage futuriste » dans la lunetterie de luxe internationale. Des montures fabriquées à la main en France et en Italie — en acétate Mazzucchelli, sans logo — aux noms délibérément provocateurs ; portées par Beyoncé, Rihanna, Madonna et Kate Moss ; co-signées avec Fendi, Acne Studios et Hoffmann. Deux boutiques phares à Paris et New York, une distribution sélective internationale : la preuve que la lunette peut être, à elle seule, l’accessoire ultime.
Les opticiens qui proposent la marque THIERRY LASRY
OPTIQUE ARCHIMBAUD MONTAIGNE
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