WAITING FOR THE SUN
Waiting for the Sun : Paris, Marseille et une chanson des Doors
Le nom vient d’un titre des Doors, 1968 — Waiting for the Sun — symbole d’une génération en quête de clarté, d’un idéal qui vacille mais persiste. C’est ce nom qu’ont choisi Antoine Mocquard et Julien Tual pour leur marque, lancée à Paris en 2010 après quelques années de recherche et développement. Les deux hommes se sont rencontrés à la fin des années 90 : Antoine est ingénieur de production, la fabrique, la matière, la logistique et la conformité sont son domaine ; Julien est designer et plasticien, formé aux imprimés chez Christian Lacroix, aux exclusivités de Colette, à la matière aux côtés de Soulages, aux projets pour Givenchy. L’un dessine et l’autre construit : ensemble, ils forment un binomé de complémentaires.
Créée à Paris, la marque a un jour pris le large pour Marseille — sa lumière brute, son énergie vibrante, son irrévérence solaire. « Marseille est le miroir de Waiting for the Sun : émotive, écorchée, silencieuse le matin, vibrante de choses simples. Elle se fout de tout mais prête attention à chacun. » Ce déplacement dit beaucoup de la marque : elle ne cherche pas le glamour institutionnel des grandes capitales de la mode. Elle cherche la lumière vraie, celle qu’on provoque plutôt qu’on attend. Waiting for the Sun, c’est le refus de l’ombre — et la conviction que voir clair ne demande pas de renoncer à rêver.
Du bois pionnier au bio-acétate : quinze ans d’innovation matérielle
Au début des années 2010, alors que la lunetterie écologique n’existait pour ainsi dire pas, Waiting for the Sun a pris un pari radical : fabriquer de belles lunettes en bois, accessibles, sans sacrifier le style. Ce pari pionnier a ouvert la voie à une décade de recherche sur les matériaux alternatifs. Aujourd’hui, la matière principale de la maison est le bio-acétate — un matériau biosourcé et biodégradable dont la biodégradabilité a été évaluée selon la norme internationale ISO 14855 par un laboratoire indépendant. Ses performances mécaniques sont comparables à celles d’un acétate premium : grande stabilité, belle brillance, compatibilité totale avec les verres optiques. En fin de vie, la matière est recyclable et peut se dégrader en conditions de compostage industriel.
La marque pousse l’exigence matière jusqu’à ses dernières conséquences. Les montures métal sont fabriquées en acier 100 % recyclé. Les chutes de bio-acétate — inévitables dans tout processus de découpe — sont récupérées et réinjectées dans le cycle de production, réduisant le gaspillage et donnant plus de valeur à chaque kilogramme de matière transformée. Les polybags de conditionnement sont compostables, à base de manioc ; les étuis privilégient le recyclé et des volumes de transport optimisés. Et toutes les montures sont sans phtalates — une exigence sanitaire que la marque a anticipée avant même que la réglementation européenne ne l’impose.
Le design selon Julien Tual : la vie au centre, pas le logo
Chez Waiting for the Sun, le design n’est pas un exercice de style : c’est une position. Julien Tual a une manière bien à lui de poser ses envies sur une monture : il aime les formes sobres et efficaces, lisibles au quotidien, avec un twist subtil qui signe la pièce sans l’encombrer. Des charnières robustes, des finitions soignées, des équilibres maîtrisés — et surtout, une vision du beau qui met la vie au centre, pas le logo. Pas d’initiales en relief, pas de branding ostentatoire : la monture parle d’elle-même. Les modèles portent des prénoms simples — Boby, Maurice, Fred, Joseph, Dave, Stef, Brown, Patrick, Norman, Yule — comme des portraits imaginaires, des personnalités plutôt que des références.
L’imagerie de la marque suit la même logique : des visages réels, des moments spontanés, des paysages imparfaits. Julien dirige l’imaginaire de la marque en même temps qu’il en dessine les formes — et il n’hésite pas à faire apparaître, parfois, une monture d’une autre marque dans le cadre. « Ce n’est pas un bug, c’est un choix. » Une liberté de ton qui reflète une liberté de produire : Waiting for the Sun ne suit pas les habitudes de la catégorie. Elle parle vrai. Les verres sont signés Carl Zeiss® pour les modèles premium — catégorie 3, polarisés, dégradés — pour garantir une protection optique à la hauteur des engagements matériels de la marque.
Quinze ans de fidélité, et la route qui continue
Depuis 2010, Waiting for the Sun a grandi avec une communauté de partenaires, d’opticiens indépendants et de clients fidèles — plus de 1 000 revendeurs à travers le monde — sans jamais perdre son échelle humaine. La marque a collaboré avec des univers proches du sien : Kulte dès les premières années, puis Deus Ex Machina plus récemment, avec la monture Tédeux — deux partenaires qui partagent la même culture du fait bien, de la liberté de ton et de l’indépendance. Collections solaires et optiques se déclinent saison après saison, en bio-acétate et en combinaisons métal-bio-acétate.
L’horizon ne s’arrête pas là. La marque avance par preuves, pas à pas, vers des verres biosourcés, une réparabilité accrue, un réemploi possible en fin de vie. Elle cherche, elle met en application. « Nos produits ne sont pas parfaits : nous cherchons surtout à les rendre meilleurs, saison après saison. » C’est peut-être là l’essentiel de ce que dit cette marque : attendre le soleil, ce n’est pas une posture. C’est une quête continue.
En résumé
Fondée en 2010 à Paris par Antoine Mocquard (ingénieur de production) et Julien Tual (designer, ex-Lacroix/Givenchy/Soulages), installée aujourd’hui à Marseille, Waiting for the Sun est une marque française de lunetterie durable dont le nom s’inspire d’une chanson des Doors de 1968. Matériau principal : bio-acétate biosourcé et biodégradable (certifié ISO 14855), sans phtalates, comparable à un acétate premium ; acier 100 % recyclé pour les montures métal ; chutes récupérées et réinjectées dans le cycle. Emballages compostables (manioc) ou recyclés. Verres Carl Zeiss® (cat. 3, polarisés, dégradés). Collections solaires et optiques, modèles aux prénoms simples (Boby, Maurice, Fred, Joseph, Dave, Norman…). Collaborations : Kulte, Deus Ex Machina. Plus de 1 000 revendeurs dans le monde. Design libre, imagerie vraie, pas de logo ostentatoire. Une marque qui avance par preuves.
Les opticiens qui proposent la marque WAITING FOR THE SUN
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